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Nos positions
Evolution des retraites
Nos positions sur le pouvoir d\'achat

Nos positions de principe pour maintenir le pouvoir d'achat des retraités :

Avoir un taux de remplacement net des 2/3 garanti et de 90% pour les carrières effectuées au SMIC, augmentation des minima garantis,

Indexer les pensions sur les prix avec une participation aux fruits de la croissance au-delà de l'inflation, et stopper la baisse du rendement des régimes complémentaires qui pénalise les futurs retraités,

Augmenter les minima garantis, notamment les petites retraites

Voir la courbe d'évolution des retraites

Les 3 priorités des retraités sur leur pouvoir d'achat

1) Les pensions brutes doivent suivre l'évolution des prix,

2) le pouvoir d'achat du minimum vieillesse (ASPA) doit être réévalué au minimum de 25 % sans que l'érosion des prix ne vienne rogner la promesse présidentielle,

3) bénéficier de "coups de pouce" lorsque les circonstances économiques favorables le permettent.

Quelques explications

L'évolution du pouvoir d'achat dépend de 3 facteurs:

1) l'évolution des pensions brutes,
2) l'évolution des pensions nettes après le retrait des prélèvements obligatoires,
3) l'évolution des prix.

Comme leurs concitoyens, les retraités sont attentifs à leur pouvoir d'achat. Ils le sont d'autant plus qu'ils ne peuvent espérer l'améliorer. Pour eux, dès le moment de leur départ en retraite, les dés sont jetés et ce qu'ils veulent, c'est maintenir le pouvoir d'achat des pensions qui viennent d'être liquidées.
Mais, la veille de son départ en retraite, l'intéressé était encore titulaire d'un salaire et le premier choc sur son pouvoir d'achat a été l'écart, parfois considérable entre son salaire et ses pensions. Cet écart se mesure avec le taux de remplacement.

Le taux de remplacement

A la différence du cas de la fonction publique, le taux de remplacement dans le privé ne dépend pas du dernier salaire. Il dépend de la moyenne des 25 meilleures années pour la Sécurité Sociale et de la totalité de la carrière pour les régimes complémentaires Arrco et Agirc.
A chacun, en fonction de sa courbe de carrière personnelle correspondra donc un taux de remplacement. Toutefois, pour donner quelques repères, le Conseil d'Orientation des retraites (COR) a calculé quelques cas-types.

Pour information en 2006, le taux de remplacement était de:

- 76% soit une retraite de 1 475€ pour une carrière au salaire moyen de 1 941€ net,
- 65% pour une carrière croissante de 70 à 130% du salaire moyen,
- 55% pour une carrière croissante de 100 à 200% du salaire moyen.

Pour ceux qui veulent en savoir plus

Le "niveau de vie", un concept trompeur !

Il s'agit d'une construction statistique qui consiste à calculer, foyer par foyer, le total des revenus nets et à diviser le résultat obtenu par la composition du foyer. La première personne du foyer compte pour une Unité de Consommation (UC) et les autres comptent pour 0,5 UC sauf les enfants de moins de 14 ans qui comptent pour 0,3 UC.
Cette opération est conduite pour l'ensemble de la population et on trouve, au terme des calculs que le "niveau de vie" des retraités est proche de celui des actifs, voire égal ou même légèrement supérieur si on ajoute au revenu le loyer fictif de l'habitation dont ils sont propriétaires.
Ce concept est trompeur. Il est même pernicieux dans la mesure où certains l'utilisent pour dénoncer les retraités qui seraient donc des nantis. En tout cas, il ne correspond pas à la situation des retraités réels qui ont connu le choc du taux de remplacement et qui voient le pouvoir de leurs pensions rabotés par la hausse des prix !

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